...et de la démence nocturne naquit l'horreur.

...et de la démence nocturne naquit l'horreur.
^^ Bienvenue pauvres fous égarés sur internet ^^

Cette chose innommable est ce qui va malheureusement devenir le blog d'un abrutit parmi tant d'autres désireux d'occuper ses longues soirées d'hivers à bichonner des articles sans aucuns intérêts ^^ je m'efforcerais de pourrir les moments de dérive virtuelle de ceux qui ont eu la connerie de venir dénicher cette aberration dans les méandres du net :p
au programme il y aura principalement des ½uvres insipides du taré qui est en train d'écrire tout plein de mots qui veulent pratiquement rien dire (moi :D) que ce soit du dessin ou des écrits, comptez sur moi pour descendre les plus belles conceptions de l'art au niveau d'excréments créatifs^^ yaura ptet aussi quelques petites questions philosophiques rien que pour emmerder les gens encore à peu près saints d'esprit qui estiment que s'interroger peut être une bonne chose. Sinon... j'espère ne pas trop m'acharner sur vous en racontant ma vie... je vais tenter de maitriser mon égocentrisme mais ne promet rien^^

bon... pour l'instant ici, ya rien.
savourez bien ce moment car, de ce tertre stérile et désolé jailliront bientôt les germes d'un nouvel enfer où vos larmes se figeront en pierres ornant ainsi à jamais l'expression désolée de ces pâles figures qui étaient les vôtres...

hem...

Non sérieusement je vous rassure, je ne suis pas toujours aussi joyeux que ça ^^
allez bonne visite à ceux dont l'esprit est suffisamment ravagé pour continuer !


ah, voui le blog a connu quelques petites modifications... désormais il sera consacré uniquement à l'histoire qu'est Dunzan... ça ne change rien au contexte de cet article de présentation, ceux qui liront souffriront ^^

# Posté le samedi 20 décembre 2008 17:43

Modifié le dimanche 06 septembre 2009 07:48

Prologue : le somnambule

Ce texte ne me servira pas finalement, des éléments ajoutés au projet on finalement supprimés, en partie du moins ce passage... mais ça vous empêche pas de le lire ^^


L'émissaire
Des
Oubliés


Prologue : Le somnambule

Une étoile.
C'est la première chose qu'il voit, une étoile scintillant faiblement dans la lueur du soir...
Peu à peu les autres sens reviennent... il sent un air froid et sec glisser contre son visage, un arôme amer s'attarde sur ses lèvres, la poussière et le sable lui chatouille les narines... aucun bruit, rien d'autre que son propre souffle.
Ses yeux se sont ouverts sans effort, la pénombre vespérale est agréable... les dernières lumières ne sont pas agressives.
C'est un désert. La terre y est à la fois gelée et desséchée, les arbres sans vie se dressent vers un ciel nu, sans nuage... un ciel de soir... orné d'une simple étoile.

Ses bras et ses jambes semblent bien vouloir bouger. Il s'appuie contre un arbre pour se relever. il titube et se retient grâce au tronc, et là, il contemple l'horizon mort de cette plaine dévastée... un sol qui semble volatil tant il est fragile et des arbres ressemblant plus à des fossiles... À perte de vue, ce décor intensément fade.
Il tremble. Il grelotte, mais pourtant il se sent bien ici... cet endroit lui est familier.

Il n'est jamais venu, il ne sait pas comment il est arrivé ici, il est perdu mais il s'y sent bien, il s'y sent à l'abri.

Il fait quelque pas, remuant la poussière qui reposait sur le sol...

Il marche... rien ne change, toujours le même décor... il marche, en espérant trouver quelque chose... une ville, une cabane, une canette écrasée... n'importe quoi... quelque chose.
Rien.

Il n'a aucune notion du temps... depuis quand marche-t-il ?
5 minutes ?
10 minutes ?
30 minutes ?
deux heures ?
une journée ?
toute une vie peut être... mais le ciel est immuable... toujours cette étoile... toujours cette pénombre de fin de soirée...

Il continue. Il commence à compter le temps tout en marchant... les minutes lui paraissent courtes... peut être qu'il compte trop vite ?
Il continue de compter... une heure est déjà passée mais le ciel n'a pas changé. La nuit n'est pas tombée.

Ce n'est pas réel.

Et soudain, le vent se lève, la poussière et le sable dansent et l'aveuglent. Il lève les bras pour se protéger le visage. Dans le vent, des murmures... des rires d'enfants, des mots doux d'amants, des chuchotements, des pleurs, des adieux...
Un cri.

Tout se fige, le vent s'arrête, les miettes de terre retombent et les chuchotements disparaissent...
Il entrouvre les yeux et aperçoit au loin, des flammes qui dansent...
Un foyer au milieu de rien. Il y a une silhouette...
Il avance en souriant vers le feu.

En se rapprochant, il distingue une jeune femme à la peau mate et aux cheveux clairs. Elle porte des habits étranges ressemblants à un châle et un long pagne ornés de petites gemmes et de tissus décorés.
Elle est assise et remue les braises avec une branche... sans détacher son regard des flammes elle l'invite à s'asseoir en face d'elle, autour du feu.

jouant le jeu de l'inconnue, il s'assied, regarde les braises et entame la conversation.

_ Où est ce que je suis, là ?
Elle lui répond d'une voix calme en relevant son visage, laissant ainsi paraître des peintures sur ses joues et des yeux qu'on aurait pu croire aveugles sans cet anneau bleu ressemblant à un iris...
_ Croyez-vous que vous soyez en train de rêver ?
_ Eh bien... peut-être que tous les rêves sont comme celui-ci. Plus intenses que la réalité, mais qu'on les oublie au réveil...
Celle-ci continue, comme si l'homme n'avait jamais répondu à une question qu'elle-même n'aurait jamais posée.
_ Autrefois cet endroit était une oasis... un petit paradis au milieu du désert...
_ J'en ai pas grand-chose à carrer si c'est du passé, répondit-il en esquissant un sourire. Qu'est ce que je fiche ici ?
_ ... Voulez vous connaître le nom de cette oasis ?
_ Mais vous m'écoutez ?! je m'en fous de votre oasis, moi ! Vous êtes juste un rêve, une apparition ! Dites-moi juste ce que je dois faire pour sortir d'ici !
La jeune femme prend alors un air d'enfant contrarié.
_ C'était un beau nom pourtant...
Il lève les yeux au ciel avec une mimique faussement fataliste.
_ Bon allez ! jouons le jeu, elle s'appelait comment votre foutue oasis ?
_ Vous voulez vraiment le savoir ?
_ Non mais je rêve ! C'est juste histoire de passer le temps en attendant que je me réveille... allez dites-le moi ! Vous faites pas prier !
L'inconnue lâche la branche dans les braises et se redresse avec un sourire cruellement ironique... elle ne prononce qu'un seul mot.
_ Kyera.
Son c½ur manque une pulsation. L'horreur la plus pure se dessine sur le visage de l'homme qui ne prenait pas le jeu assez au sérieux. Sous le choc, il se met à balbutier en marchant en arrière
_ ... Pas moyen. Jamais... je me serais jamais... souvenu de... ...ça... Pas moyen ! Ça fait trop mal ! C'est... c'est pas un rêve ! Je me serais pas souvenu... pas de ça... je.. elle m'a... J'ai compris. Ce... Cet endroit...

...

C'est ma tête...!

L'inconnue se lève et s'avance vers lui, toujours avec cette expression ironique et amusée...
_ Quelque chose ne va pas, Monsieur Reed ?
_ Arrêtez de... sortez.. sortez de ma tête ! Elle m'a appris ! elle m'a tout appris sur ça !!
Il lève le bras et pointe deux doigts vers elle comme pour mimer un pistolet...
_ vous divaguez... et vous n'êtes pas armé...
Durant un instant, il semble reprendre son calme...
_ Allez... vous en...!

Un bruit à rompre l'âme...
Une formidable explosion soulève des monceaux de terre et de poussière. plusieurs arbres sont arrachés et projetés par le souffle.
La fumée se dissipe laissant apparaître un cratère grossier à l'endroit où se trouvait la jeune femme il y a quelques instants...
Il baisse la tête puis tombe à genoux.

Il se met à rire... rire de plus en plus fort, et ce rire laisse bientôt place à un hurlement de folie et de bonheur assourdissant.
Tout à coup il relève la tête et lève les bras au ciel.
_ C'était ça dont tu me parlais ! C'était ça !! Une âme dans un corps en vie... Maintenant j'ai tout compris ! TOUT !! ICI JE SUIS TOUT PUISSANT ! JE VAIS TE RAMENER ! KYERA !! JE VAIS TE RAMENER ET ON RESTERA ICI POUR TOUJOURS ! JE TE LE PROMETS !!

Une main se pose lentement sur son épaule...
_ Kyera...
Il recommence à rire, rire tout bas, des rires qui laissent vite place à des hoquets et des sanglots...
La jeune femme est revenue... agenouillée derrière lui, une main sur son épaule...
_ Ne faites pas l'enfant... C'est trop tard. Vous n'auriez ramené qu'un pantin grotesque... personne ne peut faire revivre quelqu'un... pas même ici. Levez vous.
Il renifle et, doucement se relève... enlevant la poussière sur sa veste et son pantalon... son visage est redevenu normal mais ses yeux sont vides... il a l'air absent.
_ Qu'est ce que vous voulez...?
_ Juste un peu d'aide...
_ Très bien. Et je dois faire quoi ?
La voix de la jeune femme prend un ton de tristesse... ses yeux se ferment.

_ Réveillez vous...

Elle plaque violemment sa main contre son dos et le pousse en avant. Il tombe et commence à s'enfoncer dans le sol... il ne se débat pas...
Soudain, dans un instant de lucidité il se retourne vers elle tandis que la terre commence à l'engloutir.
_ Attendez ! dites-moi au moins votre nom !
Elle le regarde disparaître, avalé lentement par la masse de sable.
_ Vous êtes en train de l'écrire...
Le gouffre se referme sur lui, il ne voit plus rien... tout est noir... ses sens s'endorment...

Plus rien.
Des souvenirs éparpillés errant autour de lui....

Rien que des souvenirs... rien d'autre ici. Pas de sol, pas de murs ni de plafond... pas de matière, pas de lumière... pas de sons ni d'odeurs... Rien de vital... même pas d'eau...

Juste des fantômes inutiles.
Ceux qui ont croisé sa vie... Et parmi les spectres qui glissent lentement sur sa mémoire trouble, certains semblent se préciser davantage.

Un regard terrorisé... La mutinerie...
Des yeux suppliants... "Ne me laisse pas." Les ruines de l'hôpital... des lambeaux de corps... partout.
Kyera...

Un géant sans couleur... rien que des yeux rouges... et une grandeur d'âme qu'il n'aura jamais...
Adam...

Des larmes figées sur la peau, mais un sourire... oui... c'est le premier d'entre eux qui lui a souri...
Alexander...

Aucune parole inutile... jamais un mot pour rien... Mais des vérités qui traversent l'âme...
Linus...

La peur... la peur d'être haï. Le remords qui se reflète dans la ranc½ur de ses beaux yeux pâles...
Shooni...

Des scènes avec ou sans importance qui défilent... Il sourit. Il ne voit pas son corps, il ne le sent pas, il n'est pas ici... mais il sait qu'il sourit.

Et puis cette femme... C'est elle qui l'a amené ici.
Elle veut qu'il se réveille...
Il va essayer...
...

Ce n'est pas ici...
C'est une salle. Quelques meubles finement taillés... buffets, fauteuil... un piano, des tableaux...
Un miroir.

Il s'en approche. Regarde son reflet. Son visage se déforme, comme toujours... les cernes... les fossettes... les yeux démesurés...
Le reflet commence à articuler...

_ Jordan... mon vieux... Pourquoi as-tu accepté ? Tu ne sais rien sur ses projets.
_ Il faut que je fasse quelque chose.
_ Tu ne pourras jamais te racheter. Tout simplement parce que tu n'as aucune raison pour le faire.
_ Je n'existe plus qu'au travers de mes actions... je ne peux pas me permettre de ne rien faire.
_ Tu t'ennuies à ce point ?
_ Tout comme toi. C'est tout ce que tu voulais savoir ?
Les bras du reflet traversent le miroir et saisissent Jordan par les épaules avant de l'attirer violemment contre la surface de la glace... son front la heurte et celle-ci se fissure... ils saignent tous les deux au sommet du visage...
_ S'il te vient à l'esprit de faire une de tes conneries suicidaires préférées, je peux t'assurer que tu auras affaire à moi de l'autre côté !
_ Les remords ne me font pas peur, surtout quand c'est toi qui les incarnes... tu es hilarant plus qu'autre chose !
_ Tu es prévenu.
_ C'était inutile, je sais ce que je pense moi-même ! Tu vas finir par me faire passer pour un schizophrène...
_ Auprès de qui ?
_ Je... Personne. Ça suffit, lâche moi.
Le reflet le repousse en arrière et ses membres disparaissent à travers la surface vitrée. Ses grands yeux cernés par la pénombre le fixent dans sa chute. Jordan se laisse tomber mais la pièce disparaît, ainsi que son sol.

Une longue chute dans le noir...


Des lumières clignotent... un son strident s'échappe des petits haut-parleurs dans un coin du mur...
Sur ce mur, un message peint avec du sang : "Ce n'étais pas un rêve, bonne chance. Mara"
_ Mara...

Des cris derrière une porte, des soldats débarquent dans la pièce et font feu. Les balles fusent autour de lui, l'une d'elles touche sa cuisse, il trébuche en arrière et tombe nez à nez avec un cadavre de garde impérial. Sans réfléchir, il ramasse l'arme du mort roule sur la droite pour se mettre à couvert derrière une caisse et fait feu.

Entre les éclairs des tirs, un papillon qui virevolte...

Un autre coup de feu lui traverse l'épaule, il parvient à abattre le premier soldat et s'élance à la rencontre du second qui recharge et lui loge une balle dans la tête.

Qu'est ce que c'est que cet endroit...? comment s'est-il retrouvé ici et pourquoi ? Il y a des macchabées partout... tous des gardes, sans compter ceux qu'il vient de tuer. Et ce message...
Le papillon s'est posé sur un conteneur contre le mur maculé de sang... il bat encore des ailes, lentement.

_ C'était ça que j'étais en train d'écrire ? Mara, c'est ça ton nom ?!
Dans ces circonstances, s'adresser à un insecte pouvait paraître presque normal...
Le papillon cesse d'agiter ses ailes. Les lumières des alarmes clignotent une dernière fois puis s'éteignent pour de bon tout comme leurs sons assourdissants. La pièce se retrouve plongée dans le silence et le noir. Seul subsiste l'arôme acre du sang frais.
Des néons commencent à se rallumer le long d'un couloir. Il décide de l'emprunter, c'est le seul chemin visible... il marche péniblement. La balle est ressortie de sa jambe, mais la douleur sourde persiste. Le papillon reprend son envol et le suit. Jordan marche quelques instants dans le corridor et se rend compte qu'il y a quelque chose dans sa poche. En fouillant il trouve une brochure et deux petits appareils, probablement un émetteur et un récepteur trafiqués... La brochure tachée présente un institut de recherche sur les technologies anciennes comme la médecine et l'armement. Il décide d'allumer l'émetteur, un message s'affiche sur l'écran.

"Ceci est une bombe.
Suivez les lumières."

Sans autre réelle alternative, il continue son avancée dans le couloir éclairé. Peu de temps après, l'appareil émet un bruit strident et le message change.

"La prochaine porte est gardée.
Vous devez passer."
L'homme retient son souffle et range l'appareil. Il compte les munitions restantes dans les armes qu'il a récupérées : 9 balles.
Son épaule l'empêche de bouger correctement le bras droit mais il a au moins l'avantage de la surprise cette fois ci.
Il se glisse le long du mur jusqu'à en atteindre les rebords et risque un regard, il aperçoit trois autres soldats, apparemment seuls deux sont armés...

Le premier meurt avant d'avoir vu surgir son agresseur, le suivant tire vainement et encaisse un violent coup de pied dans l'abdomen qui le déséquilibre, il tombe à terre avant d'être abattu froidement. Le dernier sort une grenade fumigène qui explose aussitôt. Il en profite pour récupérer l'arme d'un de ses anciens compagnons et mitraille à l'aveugle tout comme son adversaire jusqu'à ce que les munitions se tarissent. Un silence oppressant s'installe alors, les dernières douilles tombent par terre avec un écho cristallin. La fumée se dissipe peu à peu... Le soldat observe... il n'y a plus personne...

Soudain quelque chose lui tombe dessus et commence à s'acharner en essayant de lui arracher son masque tout en lui tordant le cou. La nuque du soldat cède avant la protection...
Jordan descend alors du corps brisé qui s'écroule. Il titube en manquant d'en faire de même. Il venait de recevoir deux autres balles dans le ventre et le torse. Maladroitement, il cherche la carte d'accès sur les corps et l'insère dans la serrure. La porte coulisse lentement et laisse apparaître une base de donnée. Certains écrans sont encore allumés. Un nouveau bruit émane de l'émetteur. L'écran affiche ses nouvelles directives...

"Posez l'autre partie de la bombe et quittez le bâtiment."

Jordan exécute le premier ordre et consulte le prospectus de l'institut... Il y a un plan.

En empruntant une sortie de secours, il se retrouve dehors, sous la pluie. Il a perdu beaucoup de sang...
Il se traîne jusqu'à un vieil entrepôt situé à quelques centaines de mètres du bâtiment de recherche. Il s'écroule contre les marches d'un escalier.

Un nouveau message de la part de l'émetteur.

"Boum."

À côté du bouton d'alimentation, un interrupteur rouge se met à clignoter.
Sans se poser de questions il appuie dessus.
Quelques secondes plus tard il entend l'explosion. Rien de phénoménal mais certainement suffisant pour réduire la base de donnée à néant.
Il soupire, lâche l'appareil et observe autour de lui.

Le papillon n'est plus là.

Il sombre à nouveau dans l'inconscience...

À son réveil, cette femme est penchée à son chevet. Elle sourit. Ce n'est plus ce sourire ironique... un vrai sourire, sincère.
Ses blessures ont disparu, la fatigue s'en est allée elle aussi.

_ C'est vous... Mara.
_ Oui.
_ Pourquoi j'ai fait ça...?
_ Je ne pouvais pas me permettre de le faire moi-même, vous m'avez été d'une grande aide.
_ Un petit bisou pour me remercier ?
_ Ce n'est pas fini. J'ai encore besoin de vous.
_ Et pourquoi moi ?
_ Vous avez recueilli trois élus de l'ever, j'ai besoin de l'un d'entre eux.
_ Des élus ? L'ever ? Je comprends rien... désolé. Mais comment vous savez pour mes... protégés ? qu'est ce que... vous êtes ? Une guensha vous aussi ?
_ Vous n'avez pas besoin de le savoir. En revanche vous devez apprendre autre chose...

Elle appose sa main contre son front. Une multitude d'images et de sons viennent s'imprimer dans sa tête à une vitesse insupportable. Il se met à hurler mais sa voix reste bloquée. Son cri se forme alors dans le tourbillon d'informations qui entre dans sa tête. Il continue de hurler mais sa voix ne prend forme que dans son esprit puis résonne à nouveau à travers le tourbillon... Les deux mêmes voix s'amplifient alors dans un effroyable unisson...
Sa tête va finir par exploser, c'est insupportable...
Il s'évanouit. Encore une fois.

Le réveil se fait en douceur... Pas d'alarmes ou de coups de feu... Plus de papillons ni de jeune femme mystérieuse. Simplement son propre corps dans des draps défaits...
« Alors finalement, ce n'était qu'un rêve... » pensa-t-il.

Il se rend alors compte qu'il sert quelque chose dans sa main. Il l'amène à porté de ses yeux à demi clos...
Un prospectus taché de sang, chiffonné entre ses doigts...

« Non... »

# Posté le jeudi 16 avril 2009 17:02

Modifié le lundi 20 juillet 2009 09:48

La stelle égarée

Ceci est un petit apéritif avant de débuter un autre projet d'écriture portant lui aussi sur Dunzan mais bien avant le début de l'histoire ^^

« Au début... Au tout début, il n'y avait rien.
Rien, rien, rien...
Rien.
La seule chose qui existait, c'était Rien. Une absence d'existence... Rien, c'était tout ce qu'il y avait... Le néant.

Le temps n'existait pas encore (d'ailleurs on n'est jamais parvenu à déterminer l'instant où naquit le temps) et pourtant, il semblerait qu'au bout d'un moment, cette absence, cet ensemble de tout ce qui ne constituait absolument rien commença à s'ennuyer. Ce devait être très ennuyant d'être rien... Il n'y a pas grand-chose à faire dans ces conditions.

Cet ennui sonna son glas.

L'absence la plus totale venait de disparaître car elle s'ennuyait. Ainsi elle devint l'ennui.

Ce devait être assez ennuyeux d'être l'ennui car cette chose voulue en devenir une autre... Elle désirait changer pour ne plus s'ennuyer.

Elle devint alors le désir.

Elle ne resta pas très longtemps sous cette forme, puisqu'elle fini par devenir ce qu'elle désirait, c'est-à-dire quelque chose...

En fait, il est très probable qu'elle ne s'en soit même pas aperçue : peut être que l'absence n'a jamais réalisé qu'elle s'ennuyait car dès cette instant, elle n'existait déjà plus... De même pour l'ennui, peut être n'a-t-il jamais été désireux de quoi que ce soit car il est devenu le désir au moment précis ou il a désiré pour la première fois...

Tout s'est peut-être passé en un éclair, peut être pas. Il est inutile de retenir cela.


Quoi qu'il en soit, de rien, il advint quelque chose.
Nous n'en sommes que là.

Naquit alors la naissance, qui fit naître toutes ces choses qui nous entourent aujourd'hui telles que le temps, l'énergie, la matière et j'en oublie certainement.



Eh bien, quel intérêt ?
Pourquoi est-ce que je vous raconte tout ça ?
...
Pour rien. »


Murmures de pierres, fable oubliée entre deux ages.
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# Posté le lundi 20 juillet 2009 09:46

Un p'ti dessin pour le fun :p

Un p'ti dessin pour le fun :p
Pas grand chose à dire là dessus si ce n'est que ça m'a pris pas mal de temps !
niveau nanatomie c'est pas parfait et même si le fond est sympa il met pas vraiment en valeur le dessin original...
enfin voilà quoi !
Mara, personnage de Dunzan, mon projet principal... Même si son rôle a changé elle apparaîtra quand même dans le tome 1... si tenté qu'il voit le jour !
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# Posté le dimanche 06 septembre 2009 07:52